Amagambo ahoza

En passant

Amagambo y’urukundo,

Akiza umutima,

Amagambo ahoza,

Ahumuriza umutima,

Amagambo meza,

Anyura umutima,

Umutima uhungabanye.

Amagambo y’impuhwe,

Aruhutsa umutima,

Amagambo y’ukuri,

Abohora umutima,

Amagambo anezeza,

Agw’ineza umutima,

Umutima ubabaye.

Amagambo y’amahane

Atera ubwoba umutima

Amagambo mabi

Akomeretsa umutima

Amagambo ababaje

Atera agahinda umutima

Umutima munezero.

Ambagambo y’urugwiro,

asangiza umutima,

Amagambo ashimishe,

aha amahoro umutima,

Ambagambo y’ingabire,

agabira umutima

Umutima mahirwe.

La belle journée

En passant

Par cette belle journée, 70ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme. Je célèbre ce 10 décembre 2018, jour où le Dr Denis Mukwege vient de recevoir son prix Nobel de la paix et qu’il a prononcé un discours qui m’a émue. A trop vouloir célébrer les grandes réussites, on peut passer à côté des petites réussites qui comptent. C’est le triomphe d’un homme qui a dédié sa vie pour améliorer celle des autres.

Pour marquer cette journée quelques pensées positives :

Extrait du discours d’investiture de Nelson Mandela le 10 mai 1994.

« Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne sommes pas à la hauteur. Notre peur fondamentale est que nous sommes puissants au-delà de toute limite. C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraye le plus. Nous nous posons la question : « Qui suis-je moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ? »

En fait qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde. L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour vous éviter d’insécuriser les autres. Elle ne se trouve pas non plus chez quelques élus. Elle est en chacun de nous. Et au fur et à mesure que nous laissons brûler notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. Si nous nous libérons de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.

Oscar Wilde

« Soyez vous-mêmes, les autres sont déjà pris »

Un sage anonyme

« Tu ne réaliseras jamais les rêves que tu ne t’es pas permis d’avoir »

Albert Enstein

« Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide »

J’ajouterai que notre peur la plus profonde est celle que nous n’osons pas affronter, la meilleure façon de l’affronter est de la dépasser. S’il vous arrive de douter, pensez fort à cette phrase « vous êtes meilleur que celle/celui que vous croyez être ».

Compte Twitter vous ouvrirez et @PaulKagame vous followerez, c’est un ordre !

En passant

On aurait pu croire à une mauvaise blague pour décrédibiliser le régime de Paul Kagame mais cela aurait été sans compter sur la créativité des autorités rwandaises en matière de restriction des libertés, elles ne sont jamais à court d’idée. Le cannulard qui n’en est pas un a été confirmé par un média pro-régime. (L’article est en Kinyarwanda).

Le 21 Novembre 2018 la responsable du District de Huye (dans le sud du Rwanda) a adressé une note aux responsables des cellules (un peu l’équivalent des arrondissements) de son District, leur demandant d’ouvrir un compte Twitter et de suivre le président de la république Paul Kagame, les autres dirigeants du pays et le compte Twitter du District. Chaque responsable devrait s’assurer que les fonctionnaires sous leur responsabilité leur enjoignent le pas. Dans la même note on apprend que la responsable du District de Huye ne fait qu’appliquer les instructions qui lui ont été transmises par le gouverneur de la province du Sud. Enfin elle demande aux responsables des cellules de lui fournir sous une semaine un rapport contenant la liste des fonctionnaires qui se seraient inscrits sur Twitter.

Trois proverbes Rwandais :

« Le silence évite les malheurs, conserve la paix et profite à celui qui sait se taire », « Le mépris tue aussi bien que la maladie », « Les pleurs d’un homme coulent dans son ventre ».

Alice Mutikeys

Les marionnettes de la politique rwandaise

En passant

Longtemps cantonnées dans la cuisine, réputées douces et belles, les femmes ont dû batailler pour gagner leurs places en politique ou pour être crédibles sur leur capacité à faire les métiers traditionnellement réservés aux hommes.

Avec plus de 60% des femmes au parlement, le Rwanda bat le record mondial de la représentation féminine en politique. A titre de comparaison le chiffre pour la France (26%) est très proche de celui du Soudan (24%). Il n’y a pas qu’au parlement que l’on trouve les femmes sur le devant de la scène, elles sont nombreuses à être des ministres ou à la tête des institutions ou des entreprises nationales.

Si le Rwanda est un bon élève sur la parité, il garde le bonnet d’âne sur la question du respect des autres droits fondamentaux : la liberté individuelle, la liberté de presse, le respect des droits de l’Homme. Le contraste est saisissant au point de se questionner sans volonté de démystifier cette excellence rwandaise.

Paul Kagame est un visionnaire « il a une vision pour son Pays et l’Afrique » N. Sarkozy

  • Partout dans le monde, la question d’égalité de l’homme et de la femme est approchée dans un ensemble qui est le respect des droits de l’Homme. Paul Kagame a choisi de promouvoir les droits de la femme et non les droits de l’Homme. La richesse de chaque société réside avant tous dans son peuple, on ne peut pas nier qu’en favorisant une société dans laquelle les droits fondamentaux sont violés, Kagame a organisé la fuite des cerveaux du Rwanda. Paul Kagame s’il est un visionnaire c’est celui des occidentaux, il applique leur volonté pour l’Afrique : leur fournir une main d’œuvre qualifiée et affaiblir l’Afrique, il n’est pas étonnant que ces derniers l’encensent.

Les femmes sont plus loyales

  • Les femmes seraient prédisposées à obéir au maitre. Cette explication est un reliquat de la place de la femme dans la société rwandaise en général. Une rwandaise, en principe respecte les hommes, elle n’élèvera pas la voix devant un homme et surtout pas en public. Sauf que jusqu’à présent les opposants les plus tenaces face à Paul Kagame sont deux femmes : Victoire Ingabire et Diane Rwigara. Au-delà de ces cas concrets, on sait que quand les femmes descendent dans la rue pour manifester contre un dirigeant, cela présage toujours la fin de son régime. Cela a été le cas au Rwanda en 1992, Au Burkina Faso en 2014, en France en 2012 et pour le futur on pourra observer le devenir du régime d’Ali Bongo car les femmes sont dans la Rue. Les sociologues pourraient dire quand une société se sent menacée, les hommes sont les premiers impactés, ils se battent avec leurs armes et les femmes restent en retrait pour assurer l’éducation de leurs enfants, la survie de la famille en quelques sortes. Si la situation s’aggrave et que l’avenir des enfants ne soit plus garanti, en général les femmes prennent le relais et se mettent à manifester : c’est l’instinct de survie de la société, de l’espèce humaine.

La gestion de l’après-guerre et génocides

  • Dans un contexte de guerre et en particulier dans le cas du Rwanda, il s’est s’ajouté les génocides et les autres crimes, les hommes sont les plus touchés. Paul Kagame n’a pas vraiment eu le choix que de composer avec les forces vives qui restaient au pays. Après quand il a compris la force marketing d’être vu comme un moteur sur ce sujet, il en a abusé. En effet s’il est admirable d’avoir une parité dans la représentation du genre dans la politique et dans les institutions, cette parité devrait aller dans les deux sens. Seuls 40% des hommes sont au parlement, en termes d’équité les hommes rwandais sont délaissés. Vont-ils former leur mouvement des hoministes ? ou rejoindre les mouvements féministes ? En réalité Un(e) féministe est un individu en faveur d’une équité entre les individus sans égard pour leur sexe

La destruction orchestrée de la société Rwandaise

  • Pour ce point, si on fait un parallèle avec la société française. Suite aux émeutes de 2005, les intellectuels français ont pris subitement conscience que les populations issues des banlieues étaient sous représentées, ceci conduisant à une politique inadaptée pour ces populations. Les quinquinas qui ont suivi ont mis en place une politique favorisant la diversité. Que cela soit la gauche ou la droite la représentation de la diversité a été presque exclusivement réservée aux femmes, toutes étaient assidues ne sortant jamais de la ligne de leurs partis y compris sur des questions touchants leurs origines. Les sociologues pourraient dire aussi que c’est de telle façon que l’on peut détruire collectivement une société. En fragilisant les bases. Dans des sociétés traditionnellement patriarcats, en cours de transition lente et difficile le partage de l’autorité, faire un changement brusque en mettant uniquement les femmes en avant, il y a fort à parier que l’on touche l’auto estime collective de l’ensemble de la société, ce n’est pas en dégradant l’image ou la place des hommes dans la conscience collective que l’on fait avancer une société.

Alice Mutikeys

Au Rwanda, « les citoyens sont affamés », Victoire Ingabire opposante politique

En passant

Ce 23 Novembre 2018, Eric Bagiruwubusa s’est entretenu avec la présidente du parti FDU-Inkingi sur les ondes de la Voix de l’Amérique. Retranscription en francais de l’’interview faite en Kinyarwanda

Inscrire son parti politique au Rwanda ?

Mme Victoire Ingabire Umuhoza : Avant de faire inscrire mon parti, il y a beaucoup des choses à faire.

  • Premièrement concernant le parti FDU, les membres de mon parti sont en prison. Les cadres de mon parti, des responsables au niveau national ou régional ont été emprisonnés, il y en a un qui a été assassiné. Vous comprenez que c’est un problème fondamental. Il serait insensé d’inscrire le parti politique alors que nous avons encore des problèmes à résoudre
  • En second lieu, je viens de sortir de prison, je dois d’abord m’immerger dans le pays et me mettre au courant de la réalité du terrain. Je rencontre les citoyens et écoute leur souci. Ils me disent que leur problème majeur est l’extrême pauvreté. Seule une minorité des Rwandais est extrêmement riche, il suffit de voir les voitures qui circulent dans la vie de Kigali et les villas. Mais quand on dépasse l’hyper centre, dans la périphérie et les villages les gens disent qu’ils sont affamés. Un citoyen m’a raconté avec humour cette anecdote triste : « nous sommes en train d’endetter notre vie » et ça veut dire quoi « endetter la vie » ? «si je mesure ce que l’on me demande pour faire vivre ma famille, pour y arriver je devrais avoir au moins un revenu mensuel de 150 000 Frs rwandai. Cependant le peu que j’arrive à faire entrer par mois est de 40 000 Frs Rwandais. Au moins lui a le privilège d’avoir un petit champ qu’il peut cultiver. Ce qui n’est pas possible en ville. Ceux de Kigali me disent aussi que le coût de la vie à Kigali dépasse leur revenu, ils ne peuvent plus suivre.

Vous comprenez que cela soit dans les villages ou à Kigali, les gens pensent qu’ils n’ont pas d’avenir, je ne peux pas faire de la politique sans avoir écouté les préoccupations des citoyens. Je ne souhaite augmenter le nombre des partis politique au Rwanda, je veux créer un parti politique tourné vers le peuple, pour trouver des solutions aux préoccupations des citoyens. Si un citoyen pauvre dit qu’il ne voit pas sa place dans le pays, avant de faire un parti politique je dois me poser la question de savoir comment lui trouver sa place. Ce citoyen est Rwandais, il a sa place au Rwanda.

Il y a aussi les enseignants, ils me disent donner des cours aux enfants qui n’ont pas mangé, on ne peut pas apprendre le ventre vide. On peut penser au slogan qui dit que la Richesse du pays est fondée sur la connaissance. Comment va-t-on-y arriver si l’éducation des plus petits se fait dans des mauvaises conditions [liées aux mauvaises conditions de vie], si on ne commence pas par bien apprendre aux plus jeunes, les plus âgés auront quelle connaissance ? Où le Rwanda trouvera-t-il cette richesse fondée sur la connaissance ? Il y a beaucoup des soucis.

  • Un autre souci est la liberté. C’était déjà le cas en 2010 quand je suis arrivée au Rwanda, il y a un climat de peur qui règne au Rwanda . Vous savez que les gens me disent «Mme Ingabire nous vous demandons s’il vous plait d’arrêter de vous exprimer, pourquoi ne pas prendre votre passeport et quitter ce pays ? »

Pourquoi ?

Car les gens vivent dans la peur, personne n’ose s’exprimer. Comment cela est-il possible de vivre au Rwanda dans un tel climat de peur ?

Il y a beaucoup des problèmes qu’à mon sens, les Rwandais nous devrions se mettre autour d’une table, en parler et trouver des solutions. Ceci ne concerne pas que les Rwandais de l’intérieur. J’écoute aussi les Rwandais de l’exil.

Il y a quelque jours la coalition des partis politique P5 dont fait partie le FDU-Inkingi, a écrit au présidant Paul Kagame, pour demande d’établir un dialogue sur la démocratie et la paix. Et dans une conférence de Presse, le ministre des affaires étrangères Richard Sezibera a répondu qu’il ne reconnait pas ces partis politiques, pour lui ce sont plutôt des associations, qu’en avez-vous pensé ?

Que cela soit des associations ou des partis politiques, le plus important est que nous existons et que le gouvernement rwandais est au courant que nous existons. C’est ce que je disais, il doit y avoir la volonté de tous les côtés politiques :

  • Que cela soit ceux qui sont dans l’opposition, ils doivent demander le dialogue, et comprendre que ce dialogue est nécessaire pour mettre fin aux problèmes que nous avons au Rwanda, que ce dialogue va les aider à quitter l’exil et rentrer pour construire ensemble le pays.
  • Que cela soit ceux qui sont au pouvoir, ils doivent admettre cette volonté d’établir le dialogue, ils doivent comprendre que ceux qui demander le dialogue ont la volonté de construire notre pays et de mettre fin aux problèmes existants, et cela sans un autre bain de sang. De tous les temps, quand il y avait des problèmes au Rwanda, les gens pour acquérir leur droit, ont pris les armes.

Je crois même que le FPR et Paul Kagamé sont bien placés pour comprendre ce problème, parce que quand ils se sont résignés à prendre les armes en 1990 c’est que l’on leur avait privé de leurs droits fondamentaux. De ce fait je ne comprends pas comment aujourd’hui le ministre des affaires étrangères peut dire « je ne reconnais pas ces gens » alors que nous sommes des Rwandais.

Ceci me rappelle l’époque de Habyarimana quand le ministre des affaires étrangères Casimir a dit, quand on lui a demandé d’aller voir les réfugiés en Ouganda : « je ne les ai pas vus, j’ai vu des ruines de champs (imitiritiri). Je voudrais souligner que ces manières des hommes politiques qui consistent à utiliser le mépris, surtout à notre époque sont à bannir. Arrêtons de se mépriser les uns des autres, nous avons tous en commun la volonté de construire notre pays et ce dans des conditions de paix durable.

UA : Syndicat de l’Union des Assassins d’Afrique

En passant

#GABON : Tour de passe-passe, le deuxième bureau de feu Omar BONGO (ils ont eu deux enfants ensemble) Marie-Madeleine Mborantsuo vient de sauver pour la troisième fois le clan BONGO. Après avoir validé en 2009 et en 2016 les élections contestées du fils Bongo, elle vient de modifier la constitution pour éviter la vacance du pouvoir : « en cas d’indisponibilité temporaire du président […] certaines fonctions […] peuvent être exercées, selon le cas, soit par le vice-président de la République, soit par le premier ministre ».

#CAMEROUN : Le grabataire assassin déserteur paresseux du palais d’ Etoudi vient d’opérer un énième hold-up électoral avec sa bande de bras cassés. La légende raconte qu’il réside principalement en Suisse et se rend de temps en temps au Cameroun.

#TOGO : les enfants sont enrôlés sur des listes électorales dès l’école primaire et certains parents ont plus de 6 cartes électorales par personne chez Faure Gnassingbé. Pendant ce temps le fils de feu Faure Gnassingbé Eyadema à défaut de donner du travail aux togolais préfère créer de nouvelles professions faciles à exercer :  » Mendiant » par exemple.

#RWANDA : Paul Kagame le chef actuel du syndicat Union des Assassins recouvert du vernis union africaine, génocidaire devenu dictateur sanguinaire et malfrat au col blanc, à son actif le musèlement de la presse, la liquidation des opposants politique, le dernier en date étant Boniface Twagirimana, la formation et soutien des rebelles et milices privées, le pillage sauvage des ressources naturelles de la RDC est l’invité de marque de l’Elysée. Sa ministre imposée à la Francophonie, il l’a remplacé par Sezibera ancien VRP de l’Armée Patriotique Rwandaise, il n’a pas hésité à justifier avec du sang-froid l’assassinat de 8000 victimes dans la grotte de Nyakimana.

#CONGO : depuis qu’il a été reçu officieusement à l’Elysée le vieux dictateur Denis Sassou-Nguesso reprend du poil de la bête. Depuis il était un invité d’honneur sur la table d’Emmanuel Macron le 11 novembre 2018 aux cotes de Paul Kagame!

#NIGER : Issoufou qui croyait sa dictature ignorée connait les affres de l’éveil des consciences chez des gens qui ont souvent baissé l’échine. Ce sont les députés qui se sont levés pour exiger purement et simplement son départ.

#RDC : la fumée blanche était sortie au profit de Fayulu depuis deux lâches se sont retirés de la coalition. Cependant les dernières nouvelles en provenance de Beni ainsi que de la région de Kivu sont inquiétantes. Que nous prépare le pantin du régime de Kigali, à savoir le dictateur médiocre fainéant Kabila ?

Observons le #Sénégal, le #Burundi et le #Mali qui sont dans une phase de transition (positive ou négative). Souhaitons que les situations de ces pays évoluent vers des états prônant la démocratie et le respect des droits fondamentaux.

L’espoir se trouve du cote de l’Ethiopie, qui a obtenu le prix de l’Excellence en élisant démocratiquement et dans la transparence une femme à Présidence de la République.

Tant pis si Emmanuel Macron préfère sponsoriser le président en chef de l’Union des Assassins de l’Afrique : Paul Kagamé. S’il pouvait ne pas le faire au nom de la jeunesse africaine. Ce n’est qu’en soignant l’origine d’une maladie que l’on guérit le malade. Ici le malade est l’Afrique, le virus est la politique FrançAfrique et les symptômes les dirigeants africains imposés par l’occident.

Soldats de la Lutte Africaine Pacifique

#11Novembre #1418 centenaire de La Paix, j’interroge ?

En passant

Peut-ton prétendre célébrer la paix quand après la première guerre mondiale, les grandes nations ont échoué à maintenir la paix pour aboutir à la seconde guerre mondiale?

Peut-ton oublier que le traité de Versailles fur un traité des vainqueurs condamnant le peuple Allemand à porter le poids d’une guerre que leur classe politique avait voulu et non le peuple ?

Peut-ton célébrer le centenaire de paix quand durant la seconde guerre mondiale la Shoah fut perpétrée ?

La France peut-elle prétendre être une nation qui promeut la paix quand les présidents se suivent mais la politique de la Françafrique est immuable ?

Peut-on organiser un forum de paix et veiller à ce que les Droits de l’Homme ne soient pas un thème abordé pour ne pas froisser les invités?

Peut-on décemment inviter les grands dictateurs africains au forum de la Paix quand des milliers de vies se perdent dans la méditerranée tous les ans sans qu’’ils se sentent concernés ?

Peut-on concevoir qu’Emmanuel Macron érige en modèle pour l’Afrique les présidents qui changent la constitution de leur pays pour rester éternellement au pouvoir ?

Peut-t- on célébrer la paix et utiliser les Droits Fondamentaux comme monnaie d’échange pour assoir son influence?

Peut-t- on prétendre célébrer la paix et continuer à vendre les armes à l’Arabie Saoudite avec la catastrophe humaine qui se déroule au Yémen?

Peut-t- on prétendre célébrer la paix, se réjouir que le prix Nobel de la Paix soit décerné au Dr Denis Mukwegwe et en même temps dérouler le tapis rouge à Paul Kagame, le dernier dictateur sanguinaire au pouvoir en Afrique ? #MappingReport, crimes en RDC

Peut-on prétendre vivre en paix quand les citoyens du monde entier n’ont pas tous accès aux mêmes droits fondamentaux?

Pourquoi ne pas juste admettre qu’en matière de paix, l’humanité a échoué? L’admettre sera un premier pas pour enfin s’asseoir ensemble et penser à comment tendre vers un monde en paix.

Il me semble qu’il est important de se poser les bonnes questions, éviter de scandes les slogans. On a pensé que la première guerre mondiale sera la dernière, hélas non! De guerres modernes se font avec des vielles armes : la famine (Yémen), le viol (la RDC)…Très peu des gens se sentent concerner, tant que cela se passe dans des pays perdus, loin de nous les occidentaux, pourquoi ne pas scander la paix? J’interroge, je m’interroge!

Pour ma part, le 11 Novembre représente tout de même la fin de la première guerre mondiale. Je rends hommage au soldat inconnu, le plus anonyme et plus célébré de tous les soldats.

Je fais un vœu pieux pour que l’on préfère la paix à la guerre, pour la guérison des blessures difficiles à panser, la réconciliation difficile à faire, le pardon difficile à donner et pour qu’en matière des droits de l’Homme le compromis soit banni.

En cette journée du 11 Novembre, je célèbre le Saint Martin, qui après avoir donné toute sa solde, il prit son épée et déchira la doublure de son manteau pour la donner à un mendiant grelottant de froid. Il ne pouvait pas donner le manteau qui appartenait à l’armée et c’est lui qui avait fait ajouter la doublure à son manteau.

Guhunga

En passant

« Fuir ou Mourir »

Le cœur haché,

Le dos chargé,

Ces gens abandonnent leur terre.

Ils fuient leur terre, ces maudits bourreaux qui prennent des vies.

Fuyez mes frères, les casques bleus ne vous aideront pas

Le monde vous a laissés tomber, mes amis fuir est la seule option.

Vos terres sont souillées, vous y avaient laissé reposer vos vies, vos âmes ne seront jamais en paix ici.

Guhunga!!

Mais fuiez loin des bombes, loin de la faim, loin de votre fin.

*Guhunga = Fuir

Texte original écrit par Mathieu, revisité par moi

Mathieu, que je ne connais pas, avait 5ans en 1994 et n’est pas Rwandais.

Le maudit du Rwanda

En passant

« Abicanyi nibavunwe »

A vous petit ou grand bourreau, vous vous êtes pris pour Dieu, allant jusqu’à tutoyer la haine, de votre main vous avez frappé la vie avec la mort.

Je peine à croire que cela fut, mais je l’ai vu et cela me tue.

Ce regard de désespoir , ce regard d’aurevoir, l’avez-vous vu ? Avez-vous fait attention à son dernier souffle? Son regard vous hantera jusqu’à votre dernier souffle!

C’est sans amertume ni rancune que certains ont trouvé la foi de vous pardonner.

Ce pays des milles collines réputé pour sa beauté, opprimé par les siens, délaissé par le monde. Tous les jours la passivité des bons me tue mais à quoi bon?

100 jours d’isolement, au bord du gouffre, même Dieu avait trouvé l’hospitalité ailleurs. Le reste du monde avait capitulé, te laissant à ton destin, l’horreur, les machettes, le chaos et la terreur avait chassé la beauté des milles collines.

Cette terreur que les bourreaux avaient fait une fierté, est devenue la hantise du peuple. Dans les esprits, elle est plane comme l’épée de Damoclès, elle est devenue symbole de cette mort, qui autrefois était omniprésente.

Vous me faites peur. Que se passait-il dans vos cerveaux pour vous prendre pour Dieu? Chasser vos semblables comme on chasse des animaux ? Vous vous étiez transformé en animal, vous n’êtes plus digne d’être considéré comme humain. Si vous en avez été capable, pourquoi pas d’autres ?

Je mesure bien l’ampleur de vos crimes, leur cruauté, je ne peux pas vous juger, mais juger vos actes oui.

Du haut de mes 12 printemps, vous m’avez déshumanisée, vous m’avez privée la capacité de faire confiance encore à autrui.

Je me dis partisane du vivre ensemble malgré les différence, je préfère un cœur qui bat qu’un coeur qui saigne, partisane de l’amour et non de la haine. Comment se fait-il qu’ un Homme puisse tuer un autre si froidement, pourriez-vous un jour répondre juste à ma question, pourquoi?

Texte original écrit par Mathieu, revisité par moi

Mathieu, que je ne connais pas, avait 5ans en 1994 et n’est pas Rwandais.