Turakeye – L’aurore de nos vies

Partie 4 : les héros ordinaires

Leur récit des jours sombres

C’est le 09 avril au matin, nous bénéficions d’un permis pour vivre provisoire, nous sommes installés chez notre voisin congolais, il n’y a pas que ma famille qui vit sous sa protection. A n’importe quel moment les Interahamwe pouvaient passer pour nous éliminer… Profitant d’un moment d’accalmie nos voisins nous ont raconté ce qui s’était passé le 07 et le 08 avril. Le 07 avril 1994 en début d’après-midi, notre voisin V. celui qui était dans le MRND a appelé les militaires de l’armée rwandaise pour qu’ils viennent tuer les gens du quartier, il avait une liste. Le premier sur la liste, celui qu’ils considéraient le plus dangereux, était notre voisin J. (Cf la deuxième partie pour en savoir plus sur les deux voisins). Dans son appel notre voisin V. avait indiqué aux militaires où se trouvait la maison de J. : Le deuxième Igipangu (une maison clôturée) sur la rue. Dans le dessin ci-dessous, il utilisait la logique en noir. Or quand les militaires sont arrivés, ils ont compté les maisons en suivant une autre logique, celle en bleu et se sont donc trompés de maison. Dans la logique des militaires la deuxième maison cloturée était celle de M V.

La configuration des lieux

Les militaires se sont donc dirigés directement chez M V., quand les militaires ont frappé chez lui, il a hésité à ouvrir et a passé la tête dans les rideaux pour voir qui frappait, et là les militaires ont tiré sur lui une balle dans la tête et il est décédé sur le coup. Sa femme est arrivée en courant et en criant et a ouvert la porte. Quand les militaires l’ont vu, ils ont fait une réflexion « Twikoze munda, kuki mwatinze kudufungurira ? » « Nous venons de tuer un des nôtres, pourquoi vous avez hésité à ouvrir ? ». Sa mort explique les bruits que nous avons entendus le 08 au matin, car sa famille l’enterrait.

On nous a raconté aussi qu’après ce premier assassinat dans le quartier, les militaires ont tués les opposants politiques au régime de Habyarimana. Après ils ont cherché les Tutsi habitants dans le quartier sans les trouver. C’est le 08 avril qu’un enfant qui les avait vu aller se cacher chez un voisin, feu Muzehe Rwagasana, à montrer où ils étaient cachés. Ce monsieur avait construit un double mur apposé à côté du mur du corridor de la maison et tout le long du corridor, il avait une grande maison. L’entrée entre les deux murs était cachée par la porte en position ouverte, quel système astucieux. Beaucoup des voisins étaient cachés entre les deux murs.

Toujours le 08 avril dans la matinée, vers 10h une auto blindée était passé pour tirer sur notre maison. Quand les militaires étaient arrivés, ils avaient demandé aux voisins de sortir de leurs maisons pour éviter d’être touchés, or au même moment il y avait l’enterrement du voisin. L’auto blindée est alors repartie pour revenir plus tard.

Au second passage, les militaires ont positionné l’auto blindée devant notre maison pour tirer, les habitants du quartier leur ont demandé l’impact pour eux, il semblerait que les militaires ont montré à nos voisins toutes les habitations qui risquaient d’être touchées (il faut s’imaginer un quartier de Kigali où les maisons sont imbriquées les unes à cçoté des autres ou derrières les autres). Les habitants de notre quartier ont fait la demande de trop, celle qui nous a sauvé la vie : aller sortir et mettre à l’abri leurs biens. Les militaires se sont alors énervés car ils perdaient leur temps et ils sont repartis et ont envoyé un militaire pour aider les habitants du quartier, (cf la troisième partie). C’est ainsi que sans le savoir nous avons échappé à une mort certaine, la seule chose que nous avons ressenti respectivement vers 10h et 16h est la chaleur, la température montait dans la petite pièce où nous étions cachés aux heures de passage de l’auto blindée, nous avons aussi entendu son vrombissement.

La vie à Kigali les jours qui ont suivi

Après que nous ayons appris comment nous avions été sauvés, nous avons repris une vie aux allures normales. Jouer, manger et jouer. C’est le neuf que mon oncle qui n’habitait pas très loin de chez nous est venu voir si nous allions bien. Il savait déjà ce qui s’était passé car le 08 dans un mouvement de panique nous avions perdu la trace de mes sœurs, cousines et domestique, elles avaient passé entre les maisons et avaient traversé la route principale et sont parties se cacher dans une église pentecôte. L’église était nouvellement construite et était située entre chez nous et l’hôpital de Kabusunzu.  Elles y ont passé la nuit, la plus petite qui avait passé deux jours sans manger à commencé à pleurer sans arrêt. Le 09 au matin, elles ont pris la décision de sortir et sont parties chez mon oncle, toujours en faisant attention de ne passer que par les petits chemins entre les maisons.  Quelques minutes après qu’elles soient sorties de l’église, l’église a été attaquée et ceux qui s’y étaient réfugiés ont été tués. Une fois chez mon oncle, ils lui ont raconté notre mésaventure et il s’est dépêché de venir voir comment on allait et au passage il nous a apporté cette bonne nouvelle.

Le 09 dans la matinée, la femme de notre voisin congolais chez qui nous étions cachés, nous a proposé de sortir et aller sur la route principale. Nous sommes arrivés là-bas et les gens nous regardaient, je me souviens d’une fille qui avait mon âge qui est passée à côté de moi pour me montrer qu’elle portait une robe à moi. Nous faisions partie des personnes aisées du quartier et de ce fait nous faisions des envieux, c’était ma façon à elle de me narguer, avec du recul j’en rigole et je me souviens lui avoir dit que la robe lui allait (même si elle était toute neuve et que je ne l’avais porté qu’une fois, à pâques le 03 avril 1994). Il y avait une femme du prénom de C., elle était arrêtée à côté de nous et a lancé « on se moquait de nos gros nez, dans lesquels on peut faire entre le gros doigt de pied et là ils donneraient tout pour avoir un nez dans lequel on peut faire entre un auriculaire ». Cette phrase je la partage car avec du recul, elle me fait rigoler et je me demande souvent comment cette femme a pu vivre dans le nouveau Rwanda quelle perception elle a eu de son nez ? D’ailleurs je ne sais pas si elle a vécu dans le nouveau Rwanda.  Après cette pique bien lancée, les mamans ont décrété que nous devions rentrer à la maison.

Notre journée type était de se lever, de jouer ou s’occuper, on mangeait une fois par jour à midi : le repas était préparé est mis sur un grand plat partagé, adultes et enfants nous mangions ensemble, on utilisait les mains, je me souviens qu’il fallait se dépêcher de piocher dans le plat, au bout de trois bouchées le plat était vide. Dans l’après-midi on jouait et on se couchait la nuit.

Le bourreau qui devient le persécuté

Je ne me souviens plus exactement combien des jours nous sommes restés chez notre voisin, assez régulièrement les Interahamwe passaient pour contrôler, un jour un Interahamwe est passé en étant plus menaçant que les autres. Il venait de tirer sur une femme avec ses enfants, son mari avait déjà été tué au premier jour. Je connaissais cette femme et ses enfants… La maman était décédée sur le coup et les enfants agonisaient, c’était à cote du point de ravitaillement en eau (akazu k’amazi), les enfants agonisaient et demandaient de l’eau. Tout le monde les regardait sans rien faire, je ne me souviens plus si c’est parce que cet Interahamwe leur avait interdit ou pas. Après son acte ignoble il est venu chez notre voisin et nous a regardé, il a demandé à ma mère si nous étions tous ses enfants, elle a répondu par l’affirmative, il s’est exclamé «Maze kwisha ikigore n’abana bacyo ngeze aha sanga ikindi kogore kidaramye n’abana bacyo – je viens de tuer une femme et ses enfant et ici je constate que cette femme est là avec ses enfants ». Après cela il nous a aligné. De mémoire cet épisode a eu lieu la première fois que l’ambassade du zaïre au Rwanda aurait dû évacuer ses ressortissants ; Nous revenions de la route principale où nous étions partis accompagnés nos voisins, qui ne sont pas partis ce jour-là finalement.

Quand il nous a aligné, notre voisin l’a appelé et a négocié avec lui. Il lui a dit qu’ils allaient bientôt être évacuer et qu’il ne souhaitait pas que l’on nous tue alors que nous étions sous son toit. Ils ont convenu qu’après le départ des voisins, il pourrait faire ce qu’il voulait.  Cet Interahamwe est reparti nous laissant en vie cette fois-là et il pouvait changer d’avis à tout moment.  En sortant, ce c’est que l’on nous a raconté, il a croisé des personnes qui l’ont informé qu’un militaire le cherchait pour le tuer. En effet pendant qu’il était venu nous voir, un militaire qui passait à coté du point d’eau à constater la scène des enfants agonisants, il a tout de suite réprimandé ceux qui étaient là et leur a demandé pourquoi ils ne donnaient pas l’eau à ces enfants ? On s’est empressé de leur donner de l’eau et il a appelé une voiture du CICR (ou la voiture du CICR (la branche de la Croix-Rouge au Rwanda) passait par là), elle les a récupérés et les conduits à l’hôpital. Je crois savoir qu’ils ont survécus. Après cela il a demandé qui avait tiré aussi sauvagement sur ces personnes ? On lui dit le nom de cet Interahamwe, il a alors demandé aux gens d’aller le chercher pour qu’il le tue, qu’il méritait que l’on tire sur lui. Après avoir été au courant qu’il était recherché, cet Interahamwe est parti se cacher vers Nyamirambo et n’est plus revenu nous chercher. Le lendemain de cet épisode nos voisins congolais ont été évacués vers leur pays et nous sommes restés seuls sans notre protecteur. J’avais la boule au ventre, j’avais peur de ce qui pourrait suivre. Mes parents ont pris conscience que nous garder avec eux était un risque nous soyons tous tués et ont pris la décision de se séparer de leurs enfants. C’est mon oncle qui est passé, dans un premier temps il a récupéré les plus jeunes, mon petit frère et ma petite sœur et les a emmenés chez lui. Il est revenu ensuite nous chercher, les plus grand, pour nous conduire chez la meilleure amie de ma mère qui habitait auprès du Stade Nyamirambo. Un des mes grand frère a refusé de nous suivre et a clairement dit qu’il voulait rester auprès des parents pour constater qui allait faire le sale besogne.

Sur la route de Kadhafi

En 1994, la route de Kadhafi était la seconde route goudronnée principale pour aller à Nyamirambo. Elle partait du Stade Nyambirambo au croisement avec la principale route qui venait de Biryogo (celle qui passait à côté de l’église catholique de Nyambirambo, ou à côte du centre Rafiki) et la route de Kadhafi descendait jusqu’à Nyabigogo, en croisant la route de chez Mutwe et dans le quartier Kimisagara. Petit clin d’œil aux anciens.

Accompagnés de mon oncle, nous sommes partis de chez nous, nous avons emprunté la route de Kadhafi et sommés allés jusqu’au stade Nyamirambo. Sur le chemin, on a pu passer les barrières sans beaucoup des difficultés, on s’est mettait sur le côté, mon oncle montrait sa carte d’identité et on passait. Je garde les images en tête des maisons des mes camarades de classe rayées de la carte. J’étais choquée et je me demandais si elles étaient toujours en vie. L’auto blindée qui est passée chez nous le 08 avril 1994 les avaient rayées de la carte. Par après j’ai appris que toutes ont survécues. Nous sommes arrivés chez la famille amie, la meilleure amie de ma mère nous a ouvert la porte, mon oncle lui a rapidement expliqué ce qui s’était passé et elle nous a immédiatement accueillis.  Nous sommes restés avec eux quelques jours, à l’abri. J’en garde un très bon souvenir, quelques jours de répit, nous étions à l’abri et ne sortions jamais de la cour. Ma tante cherchait les moyens de quitter Kigali et cela m’angoissait car cela voulait dire que l’on allait retourner dans notre quartier.

Un jour mon oncle est arrivé et a dit qu’il venait nous chercher. Il nous a expliqué qu’ils avaient trouvé un moyen de quitter Kigali, que sa femme, ses enfants et mes frères et sœurs qui étaient chez lui avaient déjà quitté Kigali. Le jour même on allait quitter Kigali, c’était notre tour, j’ai eu du mal à réaliser que cela allait arriver. Nous avons marché du stade de Nyambirambo jusqu’à chez nous, nous avons trouvé ma mère, ma grand-mère et mon grand frère qui étaient déjà prêts pour le départ. Quelques minutes après, mon oncle est arrivé et nous sommes allés sur la rue principale, une voiture (un pick-up) nous attendait. Celui qui était chargé de nous transporter était un militaire, il était ami avec un des amis de mes parents, cet ami habitait près de chez nous. C’est lui qui avait trouvé ce militaire, les trois hommes le militaire, l’ami de mes parents et mon oncle avaient accepté de prendre le risque de nous évacuer. C’était le convoi de tous les dangers. D’une part ma mère et ma grand-mère (paix à son âme, elle a été tuée à Gisenyi par les militaires du FPR-Inkotanyi) avaient des physique typés Tutsi et ma grand-mère était malade et pouvait à tout moment sortir le mot qu’il ne fallait pas et nous faire tuer, et moi j’étais maigre et élancée mais je pense que la forme de mon nez et mon jeune âge à l’époque équilibrait le danger (mais je ne suis vraiment pas douée pour déterminer l’ethnie d’une personne à partir de son physique). Nous avons été placés astucieusement dans la voiture pour limiter le danger, nous étions avec mes grands frères. D’autre part il y avait trois points dangereux, trois barrières qui étaient réputées être redoutables… Celle Kimisagara, celle de Nyubugogo et celle de « ku giti Cy’inyoni », pour nous la dernière barrière représentait un double danger car elle pouvait être tenue par les Interahamwe qui ont brulé la maison de mon grand-père paternel en novembre 1992 (voir la parte n°2 de cette histoire). C’était le chemin pour aller chez mon grand-père et de plus nous étions avec notre grand-mère, ils auraient pu la reconnaitre ou reconnaitre ma mère.

Nous avons commencé à monter dans la voiture quand, les voisins dont la fameuse Madame C. sont arrivés et nous demandé pourquoi nous abandonnions le front ? pourquoi on partait ? c’était inacceptable. Mes parents se sont lancés dans toute une explication et surtout ont expliqué que mon père restait et que l’on allait revenir. La présence du militaire aidant ils nous ont laissé partir. Devant notre portail était placé une barrière et la voiture avait été placée astucieusement un peu plus loin, à la sortie du petit chemin qui venait de chez notre voisin congolais.  Nous avons dû répondre aux mêmes questions à la barrière qui suivait, nous avons donné les mêmes réponses et nous sommes passés. Nous n’avons pas eu des difficultés particulières à passer les barrières qui ont suivi. Quand nous sommes arrivés à la barrière de Kimisagara, j’avais une énorme peur au ventre, le militaire qui nous accompagnait est sorti de la voiture et a fait diversion avec ceux qui gardaient cette barrière.  Il leur a raconté les nouvelles du front et à un moment il fait semblant d’apercevoir un soldat du FPR-Inkotanyi et a tiré sur lui, ainsi ils ont contrôlé les identités avec une sorte de bienveillance et nous sommes passés ! Contre toute attente, nous n’avons pas rencontré des difficultés particulières pour passer à la barrière de Nyabugogo et la technique de Kimisagara a marché à la barrière de Ku Giti Cy’inyoni. Je me souviens là-bas avoir regarder le chemin qui menait chez mes grands-parents en me demandant comment allait mon grand-père (paix à son âme, il est décédé de vieillesse en 2012), c’est une image que je garde en tête et nous sommes partis vers Gitarama. C’est une route que j’empruntais régulièrement pour me rendre chez mes autres grands-parents (maternels : mon grand-père est décédé en 1986 de maladie et ma grand-mère est décédée en 2002 de maladie aussi, paix à leurs âmes). En temps normal j’aimais contempler les beaux paysages qui bordent cette route et ce jour-là, encore aujourd’hui je revois les images, les routes étaient vides, les maisons brulées, un grand sentiment de tristesse m’envahissait. J’étais soulagé de laisser Kigali et mes bourreaux derrière moi, j’avais peur pour mon père et je ne comprenais pas ce qui s’est passait, je me posais des questions si ma grand-mère maternelle allait bien ? La voiture nous a laissé à une petite ville de Gitarama, nommée Cyeza chez des amis de mon oncle. Nous avons rejoint le reste de la famille qui y était depuis quelques jours. Je n’avais perdu toute notion des dates. J’avais l’impression que les quelques jours à Kigali avaient duré une éternité. Ce jour-là pour sans le savoir j’entamais mon premier jour de réfugié.

Mes sincères remerciements

Je souhaite écrire ces quelques lignes pour dire merci à ces héros ordinaires, je n’aime pas le terme « juste » car il est souvent utilisé pour minimiser le nombre des héros, il n’a pas de sens pour moi.

Dans mon histoire les héros ordinaires sont les militaires dont je ne connais pas l’identité, mon oncle, les familles amies (les deux sont installés aujourd’hui au Canada), nos voisins qui ont négocié notre survie auprès des Interahamwe, notre voisin congolais qui nous a hébergé, la famille de Cyeza qui nous a hébergé sans nous connaitre… Et beaucoup d’autres

Au fil des années, au nom de la culpabilisation collective des Hutu, on a réussi à faire ancrer l’idée que tous ces qui était au Rwanda pendant le génocide contre les Tutsi en 1994, qui n’ont pas été menacés, sont moralement coupables, comme s’ils devaient demander pardon de n’avoir pas été menacés. Si aujourd’hui nous avons l’intelligence de distinguer les radicaux de l’idéologie extrémiste au sein du FPR, pourquoi nous n’utilisons pas cette intelligence pour distinguer les Interahamwe du reste de la population ? Celui qui jugent ces Rwandais est-il vraiment sûr qu’il aurait mieux fait, qu’il aurait vraiment vaincu sa peur …?

Alors vous qui avez n’agissez pas aujourd’hui par peur des autorités rwandaises,  parce que vous pensez que cela ne vous regarde pas, parce que vous soutenez ces autorités, parce que vous voyez encore le Rwanda au travers des ethnies ou que vous vous dites que c’est votre ethnie qui est au pouvoir, s’il vous plait ne soyez pas moralisateur envers ceux qui étaient au Rwanda en 1994 (Et vice versa). La nature humaine est très complexe.

De même année après année, les histoires racontées rivalisent dans les horreurs. C’est une chose positive car nous devons affronter toutes les horreurs qui se sont passées au Rwanda, en revanche il est important que chaque personne qui a hébergé un inconnu, a donné de l’eau, a alerté à l’approche des bourreaux, a caché son prochain, raconte son histoire, ses peurs et ce qu’elle a vu. Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour la jeunesse rwandaise.

Si je suis en vie, c’est grâce à la bonté des héros ordinaires, je vous dois ma vie et les bons souvenirs que j’ai. Grâce à vous j’ai gardé confiance en l’humanité. Ne laissez pas la parole aux radicaux, vos témoignages sont ceux qui panseront les blessures de ceux qui en ont besoin.

Un grand merci à ceux qui m’ont encouragé après avoir lu les premières parties, #TuriKumwe, la prochaine partie relatera la vie à Gitarama.

Alice Mutikeys

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