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Rwanda : c’est le moment de scruter les actions de l’opposition rwandaise

Par Kayitsinga Wa Mushayija

Kayitsinga Wa Mushayija sur la base de l’experience du FPR appelle les Rwandais à se méfier des partis politiques d’opposition ou ceux qui se font passer pour des partis politiques d’opposition.

Chers Rwandais, vous qui avez sur le cœur l’intérêt du Rwanda et non ceux qui font semblant, ne discutons pas sur la mort de qui vous savez et changeons de sujet. Je voulais vous rappeler d’examiner de plus près les plans et les actions de ceux qui veulent ou disent vouloir le changement de gouvernance au Rwanda ou accéder au pouvoir.

Nous devons faire attention à :

-leurs discours,

– leurs convictions,

– leurs programmes,

– leurs actions.

Nous devons analyser et faire attention à tous les détails avant qu’il ne soit tard et ne pas se laisser berner par leurs promesses (ce qu’ils disent  qu’ils feront lorsqu’ils seront au pouvoir). Si nous constatons qu’il y a des zones d’ombres ou des manipulations, nous devons les dénoncer et nous en dissocier au besoin.

Le FPR comme dernier mouvement d’opposition à avoir accéder au pouvoir est un bon exemple, la différence entre ses promesses et sa politique FPR une fois au pouvoir est sidérante.

FPR disait vouloir mettre fin aux injustices sociales que le gouvernement de Habyarimana avait mises en place

Sa politique : le niveau des injustices sociales dépasse de plus de 100 fois le niveau de l’époque. Les Rwandais :

– meurent de faim,

– sont divisés gangrenés par la haine que le FPR cultive,

– sont expulsés de leurs maisons comme des malpropres et persécutés à la suite de cela,

– Exproprient, spoliés de leurs terres,

– Sont battus, emprisonnés pour rien et tués.

Les gens qui avaient cru au FPR sans connaitre sa vraie politique aujourd’hui regrettent

 FPR disait vouloir mettre fin à la ségrégation ethnique et régionale

Sa politique:

La ségrégation ethnique est devenue la norme de la politique du FPR. Dans la fonction publique et dans les institutions privées les Tutsi dominent. Si dans une institution ou dans une organisation le système constate qu’il y a beaucoup de Hutu, l’organisation ou l’institution sera reportée au siège du FPR à Rusororo et ils seront licenciés ou l’organisme en question sera dissout. Je n’évoque même pas la situation dans l’armée et dans la police. Certaines entreprises bien connues poussent la ségrégation au point où vous n’y verrez pas un Hutu ou un Tutsi qui vivait au Rwanda avant 1994 (communément appelés les SOPE).  On peut donner l’exemple de Rwanda Civil aviation, Republican Guards, Rwandair, Marriot Hotel, CSS, Horizon, etc.

Dans mes propres recherches, les chiffres dans toutes les agences gouvernementales et tous les ministères, en général :

– Aux postes techniques : les Tutsis sont de 75-80% et les Hutus sont de 20-25%

– Aux postes de responsabilité : les Tutsis sont  de 95% et les Hutu de 5%

– Aux Postes décisionnels, conseils d’administration, … : les Tutsis sont de 99,9% et les Hutus sont de 0,1%.

Les chiffres que je fournis représente la moyenne, il existe des organismes si vous y entres vous serez surpris.

Voici comment le FPR a mis fin à la ségrégation ethnique.

Nota pour comprendre : La dynamique de la population rwandaise était de 83% des Hutu, 16% Tutsi et 1% Twa un peu avant le génocide de 1994.  Les tendances de la dynamique n’ont probablement pas beaucoup changé 26 ans après, néanmoins la nouvelle génération des Rwandais ne s’identifie plus dans ces groupes dits ethniques. D’une part les Rwandais faisant partie des familles mixtes s’expriment de plus en plus et d’autre part une partie des Rwandais a pris conscience que ces « ethnies » sont une invention du colonisateur belge qui a détourné les groupes sociaux qui existaient au Rwanda sans s’entretuer et a érigé un mur entre les Rwandais pour mieux régner au Rwanda.

 Le FPR disait vouloir mettre fin à la problématique des réfugiés

Sa politique :

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, le nombre de réfugiés rwandais a triplé par rapport au nombre des réfugiés rwandais en 1990, lorsque le FPR a attaqué le Rwanda. Ce que l’on peut dire, c’est que lorsque le FPR a attaqué la grande majorité des réfugiés était des Tutsis, aujourd’hui aux les réfugiés sont composés de tous les groupes dits ethniques (Hutu, Tutsi et Twa) et ont tous fui la politique du FPR.

« Suivez-moi, on en a marre de 26 ans de mensonges »

Le FPR disait vouloir mettre fin aux massacres des Rwandais commis sous la première et deuxième république.

Sa politique :

Depuis 1994 jusqu’à ce jour le FPR a tué plus d’un million des Rwandais sur le sol rwandais. Ce chiffre n’inclut pas les personnes qu’il a tuées en RDC ou ailleurs à l’étranger.

 Le FPR disait vouloir partager équitablement la richesse du Rwanda et mettre fin au népotisme.

Sa politique :

Plus aucun Rwandais n’a de patrimoine, plus aucun entrepreneur de renom ou commerçant de renom n’existe, Il y en avait dans le passé. Celui qui essaie de percer le FPR l’oblige à prendre les parts dans son affaire, la personne finit souvent par faire faillite. La seule famille de Kagame possède 95% de l’économie rwandaise, 4% pour le groupe composé des généraux en particulier ceux qui sont venus de l’Ouganda et 1% pour le reste de la population rwandaise.

Pour le népotisme il est inutile d’en parler ? Si l’on prend l’exemple de cinq familles seulement : Nyamvumba, Kabarebe, Karusisi, Jeannette Kagame et la famille de Munyangaju. Pour les membres de ces familles la position la plus modeste est celle de directeur d’une institution publique car celui qui n’est bien placé dans un ministère est PDG d’une entreprise, celui qui n’est pas PDG fait partie d’un conseil d’administration…

Voici comment le FPR a combattu le népotisme.

Le FPR disait vouloir mettre fin aux travaux communautaires (Umuganda) ainsi qu’aux cotisations du MRDN. (Cotisations qui à l’époque n’étaient pas obligatoires).

Sa politique :

Non seulement le FPR n’a pas supprimé les travaux communautaires (umuganda) il les a rendus obligatoires, il y a une carte de présence et une amande pour celui qui n’y participe pas. Celui qui ne peut pas prouver sa participation dans ces travaux est privé des services de base auprès des autorités locales.

Si on parle de la suppression des cotisations du FPR c’est juste incroyable. Les cotisations sont obligatoires pour tous les fonctionnaires, pour tous les employés du secteur privé, pour tous les commerçants, pour toutes les religions, en un mot pour toute personne avec un peu d’argent. Si vous refusez de contribuer au FPR et que le parti le découvre vous serez licenciés, si vous êtes un investisseur le système organisera votre faillite ou bruler vos biens. Que vous soyez adhèrent ou non adhèrent dans le FPR : la cotisation est obligatoire.

En plus de cette cotisation, le FPR a mis en place des fonds comme AGACIRO, ISHEMA RYACU et une multitude des taxes : la taxe pour la sécurité, pour l’éducation, pour l’assistance aux rescapés du génocide, pour les ÉLECTIONS, pour la propreté, etc. Et tout cet argent doit être pompé dans bourses déjà vides des pauvres.

Le FPR disait vouloir redonner de la valeur aux Rwandais qui étaient moins valorisés que les gorilles ou exclus de leur pays (les réfugiés)

Sa politique : 

Les Rwandais ne sont plus considérés dans leur propre pays. Les étrangers sont les privilégiés du Rwanda du FPR car ils ont accès à tous les avantages. Les étranges sont désormais à la tête des institutions gouvernementales et publiques alors que les Rwandais compétents pour ces postes en sont privés. C’est un phénomène que l’on ne peut pas voir dans d’autres pays. Quant aux gorilles, en plus d’être valorisés beaucoup plus que les Rwandais, ils sont dorénavant mis à l’honneur avec leur cérémonie de baptême, une cérémonie au cours de laquelle le FPR donne des noms aux bébés gorilles…

La liste n’est pas exhaustive…

La conclusion

L’exemple du FPR montre clairement que nous devons faire très attention à ceux qui disent vouloir le changement (l’opposition) car ils peuvent avoir d’autres arrières plans que leurs promesses.

C’est pourquoi les Rwandais qui en ont assez du régime du FPR doivent être prudents et FAIRE DES bonnes analyses pour éviter de tomber dans un piège similaire à celui du FPR. Il est important de pas donner sa confiance aux politiciens uniquement sur la base de leur langue de bois, leur région ou leur dite ethnie.

Dans la période 1990-1994, si beaucoup avaient analysé rationnellement les activités du FPR avant qu’il ne prenne le pouvoir, ils lui auraient tourné le dos et n’auraient pas perdu de leur temps ou énergie en soutenant un système qui a ruiné le Rwanda.

Fin.

 #RpfOut

#ShamOppositionOut

Kayitsinga Wa Mushayija

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