Les marionnettes de la politique rwandaise

Longtemps cantonnées dans la cuisine, réputées douces et belles, les femmes ont dû batailler pour gagner leurs places en politique ou pour être crédibles sur leur capacité à faire les métiers traditionnellement réservés aux hommes.

Avec plus de 60% des femmes au parlement, le Rwanda bat le record mondial de la représentation féminine en politique. A titre de comparaison le chiffre pour la France (26%) est très proche de celui du Soudan (24%). Il n’y a pas qu’au parlement que l’on trouve les femmes sur le devant de la scène, elles sont nombreuses à être des ministres ou à la tête des institutions ou des entreprises nationales.

Si le Rwanda est un bon élève sur la parité, il garde le bonnet d’âne sur la question du respect des autres droits fondamentaux : la liberté individuelle, la liberté de presse, le respect des droits de l’Homme. Le contraste est saisissant au point de se questionner sans volonté de démystifier cette excellence rwandaise.

Paul Kagame est un visionnaire « il a une vision pour son Pays et l’Afrique » N. Sarkozy

  • Partout dans le monde, la question d’égalité de l’homme et de la femme est approchée dans un ensemble qui est le respect des droits de l’Homme. Paul Kagame a choisi de promouvoir les droits de la femme et non les droits de l’Homme. La richesse de chaque société réside avant tous dans son peuple, on ne peut pas nier qu’en favorisant une société dans laquelle les droits fondamentaux sont violés, Kagame a organisé la fuite des cerveaux du Rwanda. Paul Kagame s’il est un visionnaire c’est celui des occidentaux, il applique leur volonté pour l’Afrique : leur fournir une main d’œuvre qualifiée et affaiblir l’Afrique, il n’est pas étonnant que ces derniers l’encensent.

Les femmes sont plus loyales

  • Les femmes seraient prédisposées à obéir au maitre. Cette explication est un reliquat de la place de la femme dans la société rwandaise en général. Une rwandaise, en principe respecte les hommes, elle n’élèvera pas la voix devant un homme et surtout pas en public. Sauf que jusqu’à présent les opposants les plus tenaces face à Paul Kagame sont deux femmes : Victoire Ingabire et Diane Rwigara. Au-delà de ces cas concrets, on sait que quand les femmes descendent dans la rue pour manifester contre un dirigeant, cela présage toujours la fin de son régime. Cela a été le cas au Rwanda en 1992, Au Burkina Faso en 2014, en France en 2012 et pour le futur on pourra observer le devenir du régime d’Ali Bongo car les femmes sont dans la Rue. Les sociologues pourraient dire quand une société se sent menacée, les hommes sont les premiers impactés, ils se battent avec leurs armes et les femmes restent en retrait pour assurer l’éducation de leurs enfants, la survie de la famille en quelques sortes. Si la situation s’aggrave et que l’avenir des enfants ne soit plus garanti, en général les femmes prennent le relais et se mettent à manifester : c’est l’instinct de survie de la société, de l’espèce humaine.

La gestion de l’après-guerre et génocides

  • Dans un contexte de guerre et en particulier dans le cas du Rwanda, il s’est s’ajouté les génocides et les autres crimes, les hommes sont les plus touchés. Paul Kagame n’a pas vraiment eu le choix que de composer avec les forces vives qui restaient au pays. Après quand il a compris la force marketing d’être vu comme un moteur sur ce sujet, il en a abusé. En effet s’il est admirable d’avoir une parité dans la représentation du genre dans la politique et dans les institutions, cette parité devrait aller dans les deux sens. Seuls 40% des hommes sont au parlement, en termes d’équité les hommes rwandais sont délaissés. Vont-ils former leur mouvement des hoministes ? ou rejoindre les mouvements féministes ? En réalité Un(e) féministe est un individu en faveur d’une équité entre les individus sans égard pour leur sexe

La destruction orchestrée de la société Rwandaise

  • Pour ce point, si on fait un parallèle avec la société française. Suite aux émeutes de 2005, les intellectuels français ont pris subitement conscience que les populations issues des banlieues étaient sous représentées, ceci conduisant à une politique inadaptée pour ces populations. Les quinquinas qui ont suivi ont mis en place une politique favorisant la diversité. Que cela soit la gauche ou la droite la représentation de la diversité a été presque exclusivement réservée aux femmes, toutes étaient assidues ne sortant jamais de la ligne de leurs partis y compris sur des questions touchants leurs origines. Les sociologues pourraient dire aussi que c’est de telle façon que l’on peut détruire collectivement une société. En fragilisant les bases. Dans des sociétés traditionnellement patriarcats, en cours de transition lente et difficile le partage de l’autorité, faire un changement brusque en mettant uniquement les femmes en avant, il y a fort à parier que l’on touche l’auto estime collective de l’ensemble de la société, ce n’est pas en dégradant l’image ou la place des hommes dans la conscience collective que l’on fait avancer une société.

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