Rwanda, L’ère de la vérité?

La Radio Cathobel s’est entretenu le 20 Septembre 2018 avec Johan Swinnen, ambassadeur de la Belgique au Rwanda entre 1990 et 1994

L’Histoire du génocide, l’histoire de cette épisode rwandaise est mal conté, il me manque la nuance, il y a trop de pensée unique, trop de simplification, trop de polarisation en quelques sortes. Dans l’interprétation parfois avec les meilleures intentions de cette histoire particulières du Rwanda, je me bats pour que la recherche de la vérité se poursuive on y est pas encore.

Je trouve que et nous le lisons et nous l’entendons presque tous les jours, il y a des interprétations différentes, il y a des témoignages importants dans un sens comme dans l’ autre, je trouve que l’on n’ a pas fait suffisamment d’efforts ou on n’a pas eu suffisamment d’occasions pour être au clair de ce qui s’est passé réellement, à la fin de mon livre j’écris même ou je pose la question «dans quelle pièce avons-nous jouer ? » Nous avons été très critiques, très exigeants, très difficiles avec le régime du président Habyarimana à juste titre parce que ce régime devait être refondé, reformé, devait partager le pouvoir, devait promouvoir la démocratie, une démocratie pluraliste. Les attaques des rebelles, du Front Patriotique Rwandais ont en quelque sorte stimulées ce processus, parce que dès la première attaque du FPR, les troupes de Kagame, l’actuel président  du Rwanda, il y a eu une sensibilisation extrêmement forte pour répondre à deux défis majeurs pour ce pays, pour ce pays sympathique qui avait beaucoup des ressources intellectuelles, morales, politique pour :

  • 1er faire la paix avec  les réfugies qui voulaient revenir, qui s’étaient réfugiés dans les pays voisins, surtout l’Ouganda depuis la révolution sociale de 1959, moment où la majorité Hutue a chassé la minorité Tutsie du pouvoir. Donc quelques décennies plus tard une envie, un mouvement qui recourt également à la violence pour se réintégrer  dans ce pays. Donc un défi de paix, de réconciliation avec les réfugiés Tusti.
  • 2ème défi, c’était la réforme institutionnelle, la réforme démocratique parce qu’en 1990 nous sommes  un an après la chute du mur de Berlin, après la modernisation, la démocratisation des régimes des pays l’Est Européens.  François Mitterrand, président français avait dit à une conférence au sommet franco-africain en début ou au printemps 1990 à ces confrères, à ses frères, homologues africains dictateurs ou démocrates « il est temps que l’Afrique laisse également entrer le vent de libération comme il souffle en Europe, peut être que l’Afrique doit également se mettre au diapason de la modernisation et permettre par exemple l’introduction du multipartisme. alors c’est aussi cette volonté, cette dynamique de reformer qui s’est manifesté comme un grand défi, deuxième défi majeur aux rwandais.

Cette histoire du Rwanda est une histoire extrêmement importante qui doit être bien retrouvée, bien recherchée et contée, expliquée. Il y a trop des simplifications, trop de passions dans le débat, parce que pour le dire d’une façon très simple « les coupables sont situés dans un camp ethnique bien précis et les victimes sont placées dans l’autre camp ethnique, la réalité est selon moi beaucoup plus nuancée et nous devons faire un effort, pas seulement les Rwandais mais également la communauté internationale devrai faire un effort pour s’approcher d’avantage de la vérité ». Par exemple, un exemple concret, qui a tué, qui a descendu l’avion dans lequel se trouvait les président du Rwanda Habyarimana et le président du Burundi le 06 Avril, signal, point de départ du génocide ? On ne sait toujours pas avec certitude  qui est responsable de cet attentat ? La communauté internationale devrait faire un effort parce que l’on ne peut pas demander uniquement aux Rwandais de faire cette enquête, bien sur le régime actuel a fait son enquête et pour eux la réponse est simple, ce sont les extrémistes hutu  qui ont tué leur président. Je ne dis pas que cette thèse n’est pas correcte, je ne le sais pas, ce que je conteste, ce que je regrette est que jusqu’à présent 25 ans après le génocide il n’y a pas eu d’enquête vraiment objective indépendante et internationale, c’est pour moi une source d’indignation.

La responsabilité de la Belgique ?

Je serais le premier à participer à ce débat, à cette recherche de responsabilité (la responsabilité de la Belgique). Il ne faut pas seulement faire le procès de la communauté internationale, de la Belgique ou de l’Europe. Il faut le faire  par exemple la responsabilité de l’Europe ou le manque d’engagement clair, cohérent d’une Europe unie des français et des belges avant et pendant le génocide, il ne faut pas écarte cette question, cette recherche de responsabilité de la communauté internationale, de l’ONU, de l’Europe de la France, de la Belgique, je serais le premier à nouveau à appuyer cet effort, cette démarche correcte et honnête. Mais il ne faut pas faire uniquement le procès de la communauté internationale, il faut d’abord voir les responsabilités Rwandaises et ne pas seulement les responsabilités de Hutu Power, les extrémistes Hutu mais également les responsabilités des rebelles, du FPR, je ne juge pas, je n’accuse pas mais je pose la question s’il n’est pas le temps de réfléchir, d’organiser une réflexion tolérante, patiente pour que tout le monde puisse faire son deuil. Ce n’est pas le cas actuellement au Rwanda, il faut que tout le monde les Hutus, les Tutsi puissent faire leur deuil et participent à un effort de réconciliation en passant par  la recherche de la vérité. Vous me direz, faut-il continuer à remuer cette question, cela ne va pas avoir plutôt des effets contre productifs, ne faut-il pas mieux laisser les choses telles qu’elles sont ? Et continuer à participer à la reconstruction du Rwanda ? Où les résultats sont visibles, il y a des résultats visibles. Et là les belges pourraient y contribuer en quelques sortes pour que la communauté internationale puisse elle aussi jouer un rôle responsable, en se posant la question est ce que ce développement du Rwanda, est-ce que c’est un développement durable ? Ça c’est une question essentielle, on a des résultats immédiats, des résultats visibles, on ne peut pas les nier, il faut les applaudir même, il faut aussi se poser la question, est-ce que c’est un développement durable ?

Pour revenir à la responsabilité des belges, on peut présenter des excuses, parce que nous sommes partis, nous avons abandonné un pays en difficultés, en crise où les massacres se multipliaient, où un génocide démarrait. Les excuses ont été présentées, mais je trouve qu’il est bon de présenter des excuses, mais il faut tout dire : La Belgique n’a pas à rougir d’attitude, de la politique des démarches qui précèdent, l’appel du partage du pouvoir, du respect des droit de l’Homme, c’était une position très affichée, très explicite, très active, très dynamique, très énergique pour éviter justement que les massacres se multiplient, que le pays sombre dans le chaos, dans la division, dans la violence. Et nous sommes battus pendant quatre ans pour encourager, non pas pour guider quoi que ce soit, ni même les accords d’Arusha, mais pour accompagner un processus de paix. Osant les prendre pour les garder autour de la table, nous avons fait beaucoup d’efforts sur place à Kigali, mais également dans les capitales européennes avec beaucoup d’acteurs rwandais. Mais il y a eu un sentiment anti belge qui s’est développé surtout en s’approchant du génocide, du 06 Avril, un sentiment de haine anti belge parce qu’elle était surtout nourri par des déclarations des extrémistes Hutu, notamment la Radio télévisée Libre des Milles Collines (la RTLM), La Belgique avait porté le flanc parce que nous étions les plus explicités pour plaider pour la démocratie, pour le respect des droits de l’Homme, pour la bonne gouvernance, nous avons même arrêté la livraison d’armes, les armes qui avaient été payées avec des crédits documentaires.

Et nous y étions également en retrait des français pour ce qui concerne la présence militaire sur place. Parce qu’après la première évacuation d’octobre 1990, nos troupes ont été retirées, les troupes françaises sont restées jusqu’à l’arrivée trois ans plus tard des troupes de l’ONU. Cette présence française était présentée par beaucoup des Hutu comme un acte de défense solidaire contrairement aux critiques, aux approches beaucoup plus distantes de la Belgique du Régime de Habyarimana. La question que vous posez sur la responsabilité belge est très complexe, la réponse doit être donnée de façon nuance.

Mais aussi il y a la révolution sociale dont nous parlions tout à l’heure de 1959, avant l’indépendance ce sont les belges qui ont appuyé la majorité Hutu émancipatoire, bien sûr c’était les signes de temps encouragés par l’ONU : l’auto détermination, l’émancipation, l’appel aux valeurs  démocratiques, un mouvement parmehutu s’était formé dans les années 1950 et a chassé la minorité Tutsie du pouvoir, le pouvoir circulaire. Ces reproches que le président Kagame, à l’occasion du 20ème anniversaire du génocide, a formulés : les belges sont directement responsables du génocide, on s’est posé la question de quoi il parle ? Il s’agit du traumatisme toujours de 1959, parce que les belges avait appuyé ce mouvement de l’émancipation de l’ethnie de la majorité Hutue. C’est un reproche que le régime actuel adresse toujours à la Belgique. Le régime nous reproche même d’avoir attisé les différences Hutu/Tutsi je ne vais pas m’y étendre. Tout simplement pour vous dire que la responsabilité de la Belgique on ne peut pas la nier, ais il faut y répondre avec prudence, d’honnêteté et donc avec des nuances.

Les signes avant-coureurs du génocide  indépendamment des massages de haine dans la population ?

Absolument, je le témoigne dans mon livre, certes je n’étais plus là pendant le génocide. J’étais évacué une semaine après  tout de suite après l’attentat du 06 avril. J’ai vu les premiers signes du génocide, je n’étais plus là pédant toute la durée du génocide qui a duré 3 mois. Mais enfin Les signes précurseurs inquiétants étaient là, il y avait aussi des signes positives, j’y restais malgré tous les signaux et tout le développement négatif. Je restais confiant dans un processus de réconciliation et de partage du pouvoir, de la démocratie et du respect des droits de l’Homme d’un état, d’un pays d’un Rwanda nouveau. Le Rwanda nouveau allait arriver et je me disais, ça serait quand même magnifique, si ce processus réussissait sur un continent où il y a d’autres centres de conflits, des pays qui se cherchent, des communautés qui se cherchent, une communauté internationale qui accompagne, qui veut avoir son mot à dire, c’était un dynamique qui doit réussir. Vous voyez je m’encourageais et je me persuadais à continuer à y vivre et accompagner ce processus parce qu’il y avait des signaux positifs. Par exemple toutes les personnes rwandaises que j’ai fréquentées et qui manifestaient un courage intellectuelle, morale et même physique, un pays peut réussir avec ces gens et surtout les gens modérés. C’était notre politique, notre diplomatie appuyait et favorisait les forces modérées. Il y avait un centre démocratique puissant pourtant, mais qui s’est implosé par la suite. Il y avait des signes positives, par exemple en un an, il y avait une nouvelle constitution, le 10 Juin 1991  a été proclamée la nouvelle constitution, qui introduisait le multipartisme. Un an plus tard il y avait une dizaine des partis politiques, c’était comme une démocratie comme les autres avec des conservateurs, des progressistes, des socialistes, des démocrates-chrétiens, avec des libéraux, avec le parti de la femme, avec les verts un parti écologique, donc c’était une diversité pluraliste qui gênerait beaucoup d’ambitions. La liberté de presse, à mon arrivée il y avait deux ou trois titres plutôt à la solde du gouvernement, du parti unique le MRND, à un moment donné nous avons compté une quarantaine des titres. Ce n’était pas des journaux comme nos journaux qui sortent tous les jours  mais qui sortaient des écrits, des papiers, des gazettes régulièrement une quarantaine des titres. Les associations de droit de l’Homme, de syndicats, une explosion de créativité pluraliste avec une société civile extrêmement active, surtout celle qui plaidait pour les droits de l’Homme. C’était beau à voir, je me sentais très heureux de pouvoir observer un tel développement positif. Mais en même temps de développements négatifs inquiétants, des massacres, des revanches contre les attaques répétitives du FPR, des revanches contre le fait qu’’ il y avait tant des personnes déplacés par ces mouvements des troupes du FPR, des violations de droits de l’Homme, je parlais des journalistes , un jour un journaliste est venu chez moi pour me montrer des faits de la torture qu’il avait subi, ou factuels  des atteintes à la liberté de la presse et aussi à la liberté s’association et donc une radicalisation qui se manifestait amèrement et tellement efficace.

Je consacre un chapitre dans mon livre à ce phénomène, à cet incident, à cet accident terrible au Burundi. Après les accords d’Arusha, il y avait cette réconciliation et ce partage du pouvoir avait été formalisé inscrit dans un accord de paix. Après ces accords d’Arusha doivent être installés les institutions de transition, les troupes de l’ONU doivent venir s’implanter avec une forte présence des troupes belges. Nous sommes en Octobre  1993, trois ou quatre mois après les accords d’Arusha, les institutions de transition toujours pas installées, tout cela traine , c’était encore plus ou moins prévisible bien que non souhaitable, mais le 21 octobre arrive quelque chose au Burundi, il y avait eu un processus des réformes également un processus démocratique, pour la première fois un président hutu élu démocratiquement, ce qui s’était passé en 1959 au Rwanda arrivait finalement mais de façon pacifique et démocratique mais quelques décennies plus tard au Burundi où la minorité Tutsi était restée au pouvoir, le président Melchior Ndadaye élu en démocratiquement le 1er  Juin 1993, c’est un évènement extrêmement encourageant. Le 21 Octobre 1993, le président Melchior Ndadaye est assassiné, on sait tout de suite qu’il a été assassiné par des militaires Tutsi, ce jour même je suis à plusieurs reprises avec le président Habyarimana, d’abord en tête à tête, ensuite avec mes collègues européens et occidentaux, entre partenaires et observateurs du processus de paix, le président Habyarimana était hors de lui, comment croyez-vous que je serai encore capable de faire accepter nos compromis avec le peuple rwandais, le peuple rwandais ne va plus y croire, nous avons négocier, nous avons fait des efforts de réconciliation , nous avons établi, convenu en détail le partage du pouvoir politique et militaire, et on voit dans le pays voisin que un tel processus démocratique, pacifique ne porte pas ses fruits ou ne peut pas durer ou est contesté rapidement. Alors je lui dis M le président, il faudrait mieux expliquer vos compromis, parce que nous étions confronté tous les jours à l’écoute de Radio Rwanda, la radio officielle de la lecture monotone de quelques centaines d’articles des accords d’Arusha. Je plaidais pour que ce processus soit expliqué, et ses compromis et ses conclusions soient expliqués de façon plus persuasive, plus convaincante, plus rassurante, Rwandaises, Rwandais, nous sommes en difficultés mais nous avons trouvé une solution, une solution provisoire parce que les accords d’Arusha prévoient des institutions de transition, les accords d’Arusha avaient prévu un délai de  quelques mois avant d’organiser les élections démocratique. Je disais au Président comptez sur moi, j’en parlerai aussi au FPR.

J’en parlerais au FPR en leur disant contribuez-vous aussi à un apaisement et parler aussi des élections, des institutions provisoires, de transitions qui doivent déboucher sur une ère importante  de la démocratie au Rwanda dans 22 mois. Le FPR me répondait, le numéro 2 du FPR me répondait oui mais vous comprenez bien, nous avons signé cet accord, cet élément d’accord, les élections dans 22 mois, mais vous ne pouvez pas attendre qu’une ethnie minoritaire d’être des partisans actifs, des défenseurs actifs de cet élément, des accords d’Arusha. Donc des signes inquiétants, accompagnés des massacres, régulièrement des massacres massifs, je ne vais pas le répéter on connait cette histoire. Mais toujours conscient que ces problèmes devaient être réglés par le dialogue.  Un dialogue permanant. La communauté international , pas seulement les africains, les pays voisins, les tanzaniens , mais également l’union Européenne, l’ONU faisait les efforts pour les garder autour de la table, mais ça n’a pas marché.

Y-at-il un retour en arrière aujourd’hui étant donné  la situation au Burundi et au Rwanda ?

Cela est une question extrêmement difficile, la démocratie. Nous avons tendance nous européen, les belges à être clairvoyant sur comment étayer, comment construire, comment concrétiser la démocratie ? Des élections régulières, on parle beaucoup d’élections et du nombre des mandats…Pour moi la démocratie, je ne vais pas être complaisant ni avec Kagame, ni avec Nkurunziza, pour moi la démocratie, bien sûr c’est une valeur universelle, la participation du citoyen  à la politique, à la gestion du pays c’est une valeur universelle que nous devons continuer à soutenir à promouvoir mais la façons dont cette démocratie est concrétisée, réalisée dans tel et tel pays même chez nos voisins, chez les français, chez les hollandais, chez les allemands ou chez Kabila, chez Nkurunziza, chez Kagame, nous devons peut être pas nous emmêler trop.

Bien sûr je pèse mes mots, nous devons continuer  à promouvoir cette grande valeur mais nous devons quand même éviter que cette démocratie soit interprétée, soit vécue chez eux comme un produit d’exploitation, qu’ils n’ont qu’à l’ intégrer, à consommer selon nos critères , notre rythme, notre valeur. Je crois que c’est une grande erreur que nous avons faite, c’est  peut-être un peu trop sévère, je pale d’erreurs mais ça a été fait avec beaucoup des bonnes intentions  et convictions mais nous devons quand même veuillez à ce que cette démocratie que si elle est mise en place par exemple en Afrique centrale, ne soit vécue comme une condition imposée par l’occident, les belges. Mais en même temps les valeurs relatives de la démocratisation, mais accentuer les valeurs des droit de l’Homme. Les droits fondamentaux, les droits de liberté de citoyen de l’homme et de la femme. Et lorsque dans une démocratie qui se met en place , il y a une violation de la liberté d’expression, de la liberté d’association, quand la liberté d’expression s’accompagne des contrôles, des contraintes, de violation y compris de tortures, nous sommes en présence des droits fondamentaux et là je crois que nous sommes tous complices. Parce que nous sommes tous des êtres humains sur la même terre, sur la même planète. Nous devons veiller à ce que nous ne tombions pas dans une mentalité dangereuse de racisme, en se disant oui mais les droit de l’Homme pour l’Afrique ça peut attendre ;  laissons leur le temps d’évoluer, d’accéder à un développement économique et sociale suffisant leur permettant le luxe de veiller également au respect de droit de l’Homme. Ça c’est une mentalité extrêmement dangereuse je trouve. C’est pour cela je plaide pour moins d’ingérence sur le plan de la réalisation effective et concrète de la démocratie  mais avec en face des efforts de concentration au respect des droit de l’Homme. Pour revenir sur Nkurunziza et tous les autres Kagame et Kabila, c’est ça qui importe le plus et j’ai dit à une journaliste belge, pour ne pas la nommer Colette Braeckman  dans une interview d’il y a un an, « j’aimerais bien à l’occasion du 25ème anniversaire du génocide, avoir un entretien avec le président du Rwanda, en lui disant  les choses sans reproches, sans jugements en posant deux questions :

  • Est-ce que ce développement que nous voyons, que nous apprécions, est ce que ce développement est durable ?
  • M le président, vous ne pouvez pas nous reprocher que nous belges, nous lisons les rapports de l’ONU, les rapports de Human Right Watch, beaucoup d’autres rapports qui font état de non-respect des droits de l’Homme, les gens qui disparaissent, absence de l’espace politique, de pluralisme ; J’ai moi le droit je crois et même le devoir de poser la question tout à fait respectueusement devant un chef d’état. Ce dialogue j’espère doit être possible avec les Nkurunziza, avec les Kagame, avec les Kabila, avec beaucoup d’autres, avec nos autorités également bien sûr.

Alice Mutikeys

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