Luttons ensemble

La transition politique en Afrique a un visage particulier :

  • Guinée Equatorial : Theodoro Obiang Nguema Mbasogo en poste depuis 1979 (39 ans)
  • Cameroun : Paul Biya en poste depuis 1982 (36 ans)
  • Ouganda : Yoweri Museveni en poste depuis 1986 (32 ans)
  • Congo : Denis Sassous-Nguesso en poste entre 1979 à 1992 et depuis 1997 (34 ans)
  • Soudan : Omar el-Béchi en poste depuis 1989 (29 ans)
  • Tchad : Idriss Déby : en poste depuis 1990 (28ans)
  • Erythréé : Issaias Afeworki en poste depuis 1993 (25 ans)
  • Rwanda : Paul Kagamme en poste depuis 2000 et modification de la constitution pour rester jusqu’en 2034 (18 ans)

Sans l’oppression, la répression ou voire les deux, l’étonnante longévité ne serai pas possible. Il fut un temps quand un dictateur dépassait les limites, il était contraint à l’exil. Le phénomène s’est inversé, face à la répression c’est le peuple qui est contraint de s’exiler.

C’est pour éradiquer la mauvaise gouvernance en Afrique, prêter sa voix à ceux qui ne peuvent pas s’exprimer dans leurs pays que le mouvement s’inspirant de la lutte pacifique s’est formé. Informel la lutte est menée par les soldats numériques pacifiques.

La réflexion d’Elise Lagoke, un des initiateurs du mouvement :

« C’est pour cela qu’un certain nombre d’activistes et vrais résistants africains avons décidé de focaliser nos énergies sur l’action concrète sur le terrain : réfléchir, penser, éduquer organiser mobiliser et encadrer les populations africaines dans la lutte pacifique.

La DÉSOBÉISSANCE CIVILE COMMUNE AFRICAINE

Le plan « C » de la libération pacifique de nos pays existe : c’est le peuple.

L’arme fatale contre la dictature existe : la rue.

La rue est mortelle si on y jette le peuple aux mains nues sans préparations ni organisation.

La rue est plus mortelle si on y jette le peuple avec des armes, ils vont servir de chairs à canons aux militaires professionnels barbares aux ordres du dictateur et ses milices privées sanguinaires.

Aucun combat armé n’est envisageable dans un régime dictatorial !

Mais une occupation préparée synchronisée encadrée de la rue neutralisera la dictature.

Dans les sociétés traditionnelles post coloniales il n’y avait pas de dictateurs ! Le peuple était réellement souverain !

On isolait le chef qui voulait devenir monarque absolu.

Dans la société traditionnelle c’est le chef qui partait en exil et non le peuple !

Comme dans l’Afrique moderne pro occidental c’est le peuple qui est désormais condamné à l’exil forcé, nous devons revenir à la gestion politique traditionnelle de la dictature en l’adaptant à notre époque.

On a par exemple la chance de ne pas communiquer avec le tam-tam tambour ou les pigeons. »

Conscients que les gouvernants occidentaux sont à la fois pyromanes et pompiers, il y a le choix soit de laisser faire ou soit d’essayer et de réessayer de les empêcher.

A priori c’est une peine perdue d’avance car le président français est là pour défendre avant tout les intérêts français et de la France. Avec un peu d’optimisme on peut se dire qu’il appartient aux ressortissants africains de faire faire en sorte que le peuple africain (et non les gouvernants africains) devienne un des intérêts des gouvernants occidentaux.

On peut s’inspirer des aliments Bio, si on avait compté sur les hommes politiques pour penser à la santé de leurs gouvernés en encourageant les aliments Bio au détriment des intérêts des industriels…. Mais les mentalités ont changé et face à la pression des consommateurs, ce sont les industriels qui commencent à changer.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s