Les fatigues de la fée

On dirait deux pistons qui appuient sur mes tempes. Mon cerveau se compresse, mon regard se perd dans le vide. Tout à coup ce qui est banal chez les autres devient insupportable chez moi. Le reflet de la lumière sur la neige m’agresse ainsi que les feux de freinage des voitures. Le moindre bruit devient insurmontable. Je n’ai plus d’appétit et  de toutes les façons je n’arriverai pas à faire la cuisine.

La journée me revient, toute interaction sociale devient difficile à se remémorer. J’ai besoin de m’apaiser, la musique, un film, la danse tout ce qui m’empêchera de penser.

C’est un mal invisible quand le monde agresse notre paix intérieure, la seule échappatoire devient l’imaginaire, je rêve d’une autre planète : elle simple, sans écrans, sans publicité, les gens se comprennent facilement, ils s’expriment sans ambiguïté. Il n’y a pas des malentendus ou sous-entendus, la paix et l’harmonie y règnent.  Nul besoin d’un décodeur pout tout saisir, la singularité de chacun y serait la norme.

Je rêve de la douceur des bruits des vagues, la constance des débits des rivières, le silence apaisant, la tranquillité de la solitude.  Je ne vous demanderais qu’une chose, soyez indulgents avec moi si je ne vous parle pas ou ne vous reponds qu’à demi mot, c’est que je dois d’abord me retrouver.

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