Le gouvernement du Rwanda : « l’un des mensonges les plus profonds et les plus pathologiques de l’histoire africaine »

Lu sur Facebook, une lectrice du livre SURVIVRE PAR LA PAROLE partage son ressenti . Le livre est disponible sur AMAZON France 

« Je ne peux pas arrêter de lire ces histoires vécues écrites par [nos] Africains héroïques ! Ce sont des histoires humaines qui n’auraient JAMAIS dû exister. La vérité, c’est qu’elles sont bel et bien réelles. Nous sommes tous témoins de ces atrocités et notre silence (et notre apathie) laisse place à davantage de ce qui ne devrait jamais exister.

Je suis profondément émue, non seulement par le poids du livre et le profond traumatisme qu’il porte et qui s’est infiltré dans mon être, mais aussi par ces survivants/auteurs courageux qui ont cultivé leur optimisme pour générer de l’optimisme. Ce livre poignant fait preuve d’une formidable résilience. Ces Africains héroïques ont revécu leur traumatisme, mais ils ont soigneusement caché leurs indescriptibles gémissements pour non seulement renverser le(s) récit(s) blanchi(s) existant(s) du génocide rwandais, des événements antérieurs au génocide, des atrocités ultérieures, et exposer l’un des mensonges les plus profonds et les plus pathologiques de l’histoire africaine (concernant le gouvernement du Rwanda), mais aussi pour donner éloquemment une expression à l’espoir. Ce livre dépouille toutes les respectabilités de ce qui a été accepté. Il livre un large témoignage qui ne vilipende pas un groupe ethnique mais se concentre sur ceux qui ont instigué, allumé, alimenté, intensifié et conduit le génocide pour leur profit personnel – le pouvoir !

Je suis émue par la façon dont ils se sont collectivement lancés dans cette mission (spirituelle) cruciale pour rétablir la vérité et changer le cœur des gens, afin que la lumière de la justice brille comme un splendide soleil. Je suis émue par l’existence de ces témoins qui sont désormais les témoins de tous ceux qui ne sont plus avec nous dans la chair. Je suis émue par la façon dont la discipline a donné naissance à ce livre d’histoire de l’Afrique – un grand volume de preuves amplement corroborées – qui devrait être lu et étudié dans les écoles. Je suis émue par leurs multiples vérités et l’expression de leur amour – ce livre est une affirmation de leur amour pour l’humanité ! Et nous avons tous la responsabilité de pousser cela à la lumière.

Voici des extraits de quelques témoignages de quelques-uns des nombreux survivants/auteurs :

Rescapée, Nadine Kazuba :

« J’avais presque dix ans lorsque la guerre a commencé. J’avais entendu dire que le Rwanda avait été attaqué par un groupe rebelle dirigé par des Tutsis, le Front patriotique rwandais (FPR). C’est ce groupe qui est maintenant au pouvoir, dirigé par Paul Kagame.

« Quelques jours après l’attaque, nous avons commencé à entendre que les gens fuyaient leurs maisons. Il y avait des histoires horribles sur la façon dont les rebelles du FPR tuaient les gens. Ils tuaient les gens de manière horrible, notamment en envahissant les maisons et en poignardant les gens, en leur tirant dessus, en les mutilant, en les décapitant. Ils regroupaient également les gens en foule, puis lançaient des grenades dans la foule. »

Rescapée, Alice Muhindura :

« Craignant pour leur vie, certains de nos voisins sont venus se cacher dans notre maison. Avec Alex, qui était maintenant en voie de guérison mais toujours dans un état critique, nous avons abrité un frère et une sœur qui louaient l’une de nos maisons. Lorsque les Interahamwe sont venus chez nous et ont découvert qu’il s’agissait de la maison du Major Muhinduranshuro, ils ont renoncé à leur mission après avoir reçu un coup de langue de ma mère. Ironiquement, nous avons appris plus tard que le chef Interahamwe de notre quartier était en fait un soldat du FPR, ce qui a soulevé une question importante concernant ce que l’on a appelé plus tard le génocide rwandais contre les Tutsis perpétré par les extrémistes hutus. »

Rescapée, Jacqueline Mukamihigo :

« Mon père a été tué le 8 février 1993 lors de l’attaque du FPR à Ruhengeri. Il n’avait que 52 ans. Il était un homme d’affaires et il était sur le point d’arriver à l’âge où il pouvait commencer à profiter du fruit de son travail. Ce jour-là, le FPR a ignoré l’accord de paix qu’il avait signé pour mettre fin à la guerre et a attaqué de nombreuses parties de Ruhengeri et de Byumba dans le nord du Rwanda. Ils ont tué de nombreux civils, dont mon père et mon grand-père. Environ un million de personnes ont été obligées de quitter leurs maisons, fuyant la guerre et les massacres.

« Plus jamais à ceux qui tentent de nier l’histoire riche et complexe des Hutus et des Tutsis. Le jour où nous nous dirons continuellement la vérité les uns aux autres sera le début du chemin vers une véritable réconciliation et unité. L’actuel gouvernement rwandais nous fait croire que nous sommes à un taux de réconciliation de 90%. Il ignore intentionnellement les massacres perpétrés contre les Hutus pendant la guerre du Congo, et a l’audace de nous dire de garder le silence. Plus jamais nous ne garderons le silence sur nos proches. L’heure de la vérité a sonné. Le mensonge a pris l’ascenseur et la vérité l’escalier, mais aujourd’hui, la vérité rattrape le mensonge. »

Rescapée, Cesarine :

« Une chose qui est claire, c’est que les gens fuyaient la guerre car il y avait des Hutus, des Twas et des Tutsis qui étaient dans ces foules qui fuient cette guerre.

« Pendant le passage de la frontière, le FPR a commencé à tirer dans la foule et la foule était si grande. La nuit venue, les gens ont commencé à paniquer, et certains sont tombés dans le lac Kivu. Le lendemain, un dimanche, c’était un spectacle terrifiant de morts et de blessés. Il y avait beaucoup d’enfants perdus… »

Rescapée, Jeanne D’Arc Umulisa :

« En 1990, le FPR a commencé la guerre contre le gouvernement rwandais et je l’ai rejoint avec enthousiasme. Nous avons combattu pendant des années et il a fallu beaucoup d’endurance…

« Les femmes dans la lutte étaient traitées comme des objets ou des choses et ils se référaient à nous par des noms de fusils, tels que 120 recoilers … »

Rescapé, Claude Gatebuke :

« J’ai rencontré Aloys Ruyenzi, un ancien garde du corps de Pual Kagame …

« Après que le FPR ait gagné la guerre, Ruyenzi est resté parmi les gardes du corps de Kagame. Pendant ses jours de congé, il visitait divers endroits et commençait à se demander si les histoires horribles sur la façon dont les Tutsis étaient traités étaient vraies. C’est ainsi qu’il a remarqué les grandes propriétés d’éminents Tutsis, tels que Rubangura, Sisi Evatiste, Assinapol Rwigara, Shamukiga et bien d’autres, qui faisaient partie des personnes les plus riches avant que le FPR ne prenne le contrôle du Rwanda.

« À la fin des années 90, Ruyenzi a été chargé de se rendre au Congo, ainsi qu’à Ruhengeri et Gisenyi, dans le nord du Rwanda, pour fournir des rapports spéciaux à Paul Kagame, qui était alors vice-président et ministre de la défense du Rwanda.

« Ruyenzi a été témoin de massacres généralisés de civils au Congo, ainsi qu’à Ruhengeri et Gisenyi. Les soldats du FPR se livraient à des massacres de civils qui dépassaient largement le cadre d’une guerre. Leur zèle était tel que même les soldats du FPR qui refusaient de massacrer des civils étaient renvoyés ou disparaissaient, pour ne plus jamais être revus. »

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